Beurk, j’aime pas!

La joie des repas en famille

Votre tendre moitié ne supporte pas les choux de Bruxelles ni le saumon cuit, l’ado rebelle a englouti la moitié de votre frigo dès le retour de l’école et le petit dernier fait la grimace dès que vous lui servez autre chose que des pâtes et des tartines au choco… Bref, au moment de vous mettre à cuisiner, vous êtes comme légèrement crispé(e).

On est tous passé par là…

…enfin je crois! Quand mon apprenti mangeur a commencé à faire la grimace face aux bons légumes et délicieux petits plats que je lui préparais, je me suis dit que ça allait passer, que c’était une phase. J’ai parfois persévéré, parfois capitulé, en fonction de l’énergie qu’il me restait en fin de journée. Puis est venue la phase où il est entré à l’école et a fréquenté le dîner tartines (pour les non- Belges, c’est le pique-nique que l’on amène à l’école), et là, ce fût le drame. Il m’a fait tourner en bourrique, ne voulant manger que des tartines au jambon tous les jours… Quoi, comment ça?!!! Non, non, non, la diététicienne que je suis n’était pas d’accord, c’en était trop!

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Ma réflexion

J’ai donc commencé à chercher des solutions pour le faire manger à nouveau de tout, j’ai lu, me suis renseignée, ai expérimenté diverses choses. Il faut dire que mon petit mangeur avait des circonstances atténuantes qui me rendaient très (trop) indulgente. Malgré tout, il en allait de sa santé présente et future, j’ai donc tenu bon et mis en veilleuse mon petit coeur sensible de maman. Voici quelques unes des solutions que j’ai appliquées, tirées de mes lectures (voir liste ci-dessous) et recherches:

    • Réintroduire de la variété: à n’importe quel prix, éviter d’en arriver à une mono-diète. N’importe quel prix ça peut même vouloir dire proposer des tartines aux vermicelles de chocolat pour varier de celles à la pâte à tartiner choco si on en est arrivé là. Ce n’est pas plus sain, certes, mais on introduit à nouveau la notion de variété et de fréquence: on ne mange pas tous les jours la même chose. Certains enfants en arrivent à manger un seul type de nourriture à tous les repas. Le premier pas est alors de proposer simplement autre chose, même si ce n’est pas sain, même si ce ne sont pas des fruits ou des légumes. Par la suite, on pourra réintroduire des choix plus sains.
    • Faire des menus avec l’enfant. Vous êtes le responsable des menus de la maison et vous le restez. En revanche, vous pouvez faire avec votre enfant des listes d’aliments qu’il aime (ou qu’il tolère), et vous énumérez dans chaque famille ou groupe d’aliments, ceux qu’il est possible de mettre au menu.. Par exemple, dans la famille des pains et céréales, listez TOUT ce qu’il  mange (même si ce n’est pas bon pour la santé selon vous): pain blanc, pain de mie, céréales petit déj, biscottes, cracottes… Vous pourrez ainsi instaurer une rotation parmi ces ingrédients. Composez ensuite vos menus de la semaine et vous assurant qu’il y ait un éléments qu’il aime à chaque repas
    • Affichez ensuite le menu: Expliquez à toute la famille que certains jours il y aura des repas qui leur plairont moins, d’autres où leur repas favori sera servi. Voir le menu planifié rassure les enfants et permet de leur montrer qu’un autre jour, ils pourront manger ce qu’il aiment, mais qu’en attendant, aujourd’hui, c’est tel menu qui sera servi, et rien d’autre.
    • Jouer! Pour dédramatiser l’heure du repas. Plus facile à dire qu’à faire et pourtant avec les enfants, rien ne fonctionne mieux que l’apprentissage par le jeu. On peut leur proposer de noter le repas à l’aide d’étoiles mais pas question de dire « Beurk, c’est pas bon! », si non c’est un gage. A la place, encouragez-les à comparer à d’autres aliments qu’ils connaissent, à leur faire expliquer ce qu’ils aiment exactement (le goût qui rappelle celui du brocoli, la texture qui croque, la couleur, l’odeur alléchante…) et ce qui ne leur plaît pas. On peut aussi trouver des chansons sur les aliments (Anne Silvestre en a fait tout un album), des jeux de société…
    • Cuisiner avec les enfants. Une autre technique éprouvée est de faire cuisiner les enfants. En groupe c’est encore mieux car l’effet d’émulation les incitera peut-être à braver leurs craintes et à goûter de nouvelles choses. A la maison, donnez-leur quelques tâches simples et mettez en avant leur implication au moment du repas, félicitez-les pour le délicieux plats réalisé.
    • Lire des histoires de petits et grands mangeurs. De manière innocente, on peut lire une petite histoire avant d’aller dormir, et ainsi faire comprendre à notre petit loulou qu’il n’est pas tout seul et que la situation va évoluer en même temps qu’il grandit.

Mes meilleures références

Voici une liste de quelques ouvrages que j’ai consultés ou utilisés. Laissez-moi un commentaire pour me dire s’ils vous sont utiles ou pour me donner vos astuces 😉 Je vous invite aussi à faire un tour sur mon site www.evreating.com pour trouver les dates des ateliers culinaires pour grands et petits 🙂

Livres et chansons:

Jeux

Pour les parents

Pour cuisiner

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